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-L’ISOTHERAPIE,
un traitement efficace adapté à l'humain, au règne
animal et aux végétaux –
Ce document
n'est pas couvert par des droits d'auteurs et nous en souhaitons une diffusion
aussi vaste que possible, à la condition cependant que le texte
soit maintenu dans son intégralité. Ce système utilisé
à bon escient peut contribuer à la survie d’êtres
vivants.
L’homéopathie est l’application de
la théorie des semblables ; en d’autres termes, elle permet
de soigner une maladie dont les symptômes observés sur le
malade concordent au mieux avec des symptômes provoqués par
un médicament donné sur des individus sains. C’est
ce que l’on appelle la technique des semblables (similia similibus
curentur). Cette technique fait appel aux « dynamisations »,
c’est-à-dire aux dilutions successives accompagnées
de succussions.
Il existe deux procédures principales de préparations des
dynamisations : les dynamisations hahnemanniennes d’une
part et les dynamisations korsakoviennes d’autre
part.
Les dynamisations hahnemanniennes sont des dilutions réalisées
de dixième en dixième (selon la pharmacopée homéopathique
allemande) ou de centième en centième (selon la pharmacopée
homéopathique française). On utilise un flacon différent
pour réaliser chaque dilution.
Les dynamisations korsakoviennes se font toutes dans le même flacon
(excepté au début et à la fin de l’opération).
Le médecin russe Korsakov travaillait sur des champs de bataille
et a simplifié la méthode dite hahnemannienne pour pouvoir
soigner un maximum de gens avec un minimum de flacons et en un minimum
de temps. Samuel Hahnemann lui même fut mis au courant de la méthode
de Korsakov, la testa et écrivit qu’elle était aussi
efficace que sa propre technique de dynamisations.
L’isothérapie
(aussi appelée parfois isopathie) fait appel à
la notion d’identité. En somme, une personne, un animal ou
une plante victime de l’action toxique d’un produit ou d’un
microbe ou d’une moisissure ou encore d’un parasite peuvent
être rétablis dans leur intégrité grâce
à l’administration de la substance causale en dynamisation
korsakovienne 200 K.
Il ne s’agit plus de l’utilisation d’un semblable, mais
de l’identique.
Hippocrate (450 Avant Jésus Christ) avait écrit : «
Toute substance capable de provoquer une maladie qui n’est pas est
capable de guérir cette maladie lorsqu’elle est ».
Malheureusement, les deux incendies successifs de la Bibliothèque
d’Alexandrie ont fait disparaître une grande partie des écrits
d’Hippocrate et le processus d’application pratique de ce
principe a également été perdu. Mais grâce
aux dilutions-dynamisations homéopathiques 200 K, nous pouvons
aboutir au résultat proclamé par Hippocrate.
En raison des résultats
obtenus, issus de notre expérience personnelle (17 ans au poste
de directeur scientifique d’un laboratoire homéopathique
belge bien connu) et pour des raisons pratiques évidentes nous
décrirons dans la suite du présent document la préparation
des isothérapiques en 200 K (200ème Korsakovienne) qui sont
les dynamisations les plus efficaces en isothérapie.
Aujourd’hui, la médecine officielle reconnaît que bien
des patients souffrent de maladies dues à des médicaments
(maladies iatrogènes) et bien souvent la technique consiste à
attendre que la situation du patient se régénère
spontanément (ce qui n’est pas toujours le cas). De plus,
souvent des allergies apparaissent suite à l’administration
de médicaments (pénicillines, ampicillines, anti-inflammatoires
non stéroïdiens, bêta bloquants, vaccins etc.) ou suite
à l’exposition à des pesticides ou à des herbicides
ou encore à des additifs alimentaires et ces allergies aboutissent
à des cascades d’hypersensibilités de type allergique
à de nombreuses substances. Nous avons ainsi pu rencontrer des
patients allergiques à des dizaines de substances qu’ils
n’avaient même pas rencontrées dans leur existence,
suite à un vaccin. En réalité le stabilisant chimique
du vaccin était seul en cause : un dérivé de phénol.
Or, les laboratoires
homéopathiques, dans beaucoup de pays d’Europe, refusent
de préparer des isothérapiques de médicaments allopathiques,
de pesticides, de vaccins ou de sécrétions pathologiques
etc. Nous estimons donc de notre devoir d’expliquer ici à
tout un chacun la manière de préparer un isothérapique
en 200 K. Cette préparation n’a rien de difficile et tout
comme le Dr. Korsakov qui préparait ses dynamisations sur les champs
de bataille, n’importe qui peut fabriquer la 200 K d’une substance
dans sa cuisine ou même au jardin à condition de respecter
certaines règles très simples de bonne pratique.
Matériel
nécessaire à la préparation d’un médicament
isothérapique en 200 K :
-
4
flacons compte-gouttes neufs et secs de 10 ml (flacons homéopathiques
avec insert compte-gouttes),
-
1 Seringue graduée jetable neuve en plastique (P.E.T.) de 10
ml,
-
50 ml d’éthanol pur 94° (alcool bon goût non
dénaturé),
(pour préparer de l’éthanol à 20°,
on prélève 2,2 ml d’éthanol à 94°
et on y ajoute 7,8 ml d’eau pure)
-
éventuellement
un flacon neuf et sec de 250 ml,
-
50 ml de mélange glycérine anhydre, éthanol pur
à 94 ° (sans agent de dénaturation), eau pure (1
:1 :1 en volumes),
-
1 tube en plastic (P.E.T.) non siliconé et ne contenant
pas d’additif de plus ou moins 12 ml (tube à
prélèvement généralement utilisé
en médecine vétérinaire) avec bouchon inséré
en plastic,
-
3 litres d’eau pure non chlorée, non traitée et
très peu minéralisée (p.exemple eau d’épurateur
AQUATHIN ou eau de SPA-Reine ou Eau du Mont Roucous ou eau Montcalm
(Pyrrénées).

Figure : Inventaire en images du matériel nécessaire.
Mode
opératoire :
On
étalonne le tube en plastic en y versant 10 ml d’eau pure
au moyen de la seringue graduée. On fait un trait de scie de
repère au niveau de 10 ml.
Préparation
de la dilution de départ :
On évalue la quantité de substance à mettre en
œuvre en fonction de la nature de la substance :
Par exemple si on utilise un comprimé ou une gélule de
produit pharmaceutique, on tient compte de la quantité de matière
active contenue dans le comprimé ou la gélule (voir formule).
On met le ou les comprimés ou le contenu de la gélule
dans un flacon de 10 ml avec insert compte-gouttes. On écrase
le produit grossièrement avec une spatule neuve en bois neutre
ou en plastic (*). Au moyen de la seringue, on ajoute la quantité
de mélange glycérine-alcool-eau pour faire une dilution
à 1 % du produit actif. On secoue fréquemment énergiquement
en frappant le fond du flacon bouché sur la paume de la main.
Exemple: 20 mg de substance active pour 2 ml de mélange glycérine-alcool-eau
donnent un extractif de 1 % donc une première centésimale
hahnemanienne (= 1 CH).
Remarque.
: Il ne faut pas se préoccuper de la quantité réelle
de substance active qui va se dissoudre (critère de solubilité).
Ce qui compte c’est l’activation du solvant (eau) par la
substance active (mémoire de l’eau).
Autre
exemple: des varroas d’abeilles (Varroa Jacobsoni) : on prélève
des varroas dont on évalue le poids individuel à 1 mg
(20 varroas = ~ 20 mg).
Autre
exemple : des feuilles de vignes infectées par le mildiou : on
prélève des fragments infectés dont on évalue
grossièrement le poids.
Autre
exemple : une sécrétion de pus d’abcès ;
on évalue le poids approximatif.
On
laisse macérer les produits de départ ainsi préparés
pendant une heure en agitant fréquemment. On dispose ainsi de
la première extraction qui est la 1 CH.
-
Préparation des dynamisations jusqu’à la 200 K
La préparation des dynamisations proprement dites va pouvoir
commencer.
-
On verse 4 gouttes (= ~ 0,1 ml) du surnageant du macérat dans
le tube en plastic jaugé à 10 ml.
On amène au trait de jauge (10 ml) avec de l’eau pure,
on place le bouchon et on secoue en frappant quelques fois énergiquement
le culot du tube sur la paume de la main. On obtient ainsi la 2ème
centésimale korsakovienne (2 K).
Remarque : Si au cours d’une dilution, on dépasse
de temps à autres, légèrement le trait de jauge
avec un excès d’eau pure, il faut continuer sans s’en
préoccuper. En fin de parcours, cette erreur est infime. Ce qui
compte c’est le nombre de dynamisations successives (nombre de
passages d’une dilution à l’autre).
______________________________________________________________________
(*) Dans les laboratoires homéopathiques,
pour les substances insolubles, on procède d'abord par triturations
successives à 1 % dans du lactose, jusqu'à la 3 CH (3ème
centésimale hahnemanienne), mais l'expérience personnelle
tant en médecine vétérinaire qu'en agriculture,
nous a montré que le "mouillage" tel que nous le décrivons
ici, fonctionne parfaitement.
______________________________________________________________________
- On retourne le tube pour en évacuer le contenu (on constate
qu’il subsiste quelques gouttes sur les parois du flacon ; celles-ci
vont servir de base à la dilution suivante). Ne pas maintenir
le tube orifice en bas pendant trop longtemps; il doit subsister quelques
gouttes collées à la paroi!
- On remplit à nouveau le tube jusqu’au trait de jauge
avec de l’eau pure ; on place le bouchon, on secoue. On obtient
ainsi la 3 K. On vide le tube.
- On remplit à nouveau le tube jusqu’au trait de jauge
avec de l’eau pure ; on place le bouchon, on secoue. On obtient
ainsi la 4 K. On vide le tube.
-
On répète la même manipulation jusqu’à
la 196 K.
N.B. Afin d’éviter toute erreur de comptage,
entre chaque dynamisation on inscrit un petit trait sur une feuille
de papier. Toutes les 10 dynamisations, on appose un trait plus long.
Ces traits vont servir de repères en cas d’interruption
ou de moment d’inattention.
-
On récupère cette dynamisation 196 K dans un flacon de
10 ml.
- On prélève 4 gouttes (=~ 0,1 ml) de solution 196 K que
l’on verse dans un autre flacon de 10ml. On y ajoute environ 10
ml d’éthanol non dénaturé à 20°.
On secoue et on obtient un compromis entre une 197 CH et une 197 K.
Néanmoins, on va considérer cette solution comme une 197
K. Cette solution sera correctement étiquetée (nom de
la substance de base et dynamisation 197 K) et conservée comme
solution stock.
A
partir de cette dynamisation 197 K, on va pouvoir préparer de
beaucoup plus grandes quantités de 199 K et de 200 K.
Pour
un usage familier, on se contentera de préparer 10 ml de 198
K. Pour ce faire, on verse 4 gouttes de solution 197 K dans un flacon
neuf et sec de 10ml, on y ajoute 10 ml d’éthanol à
20° et on secoue. Ce flacon sera lui aussi soigneusement étiqueté
et conservé comme solution stock.
On prépare de la même façon la dynamisation 199
K à partir de la 198 K. cette solution sera également
étiquetée et conservée comme solution stock.
On arrive enfin à la dynamisation 200 K que l’on prépare
de la même manière en versant 4 gouttes de solution 199
K dans un flacon neuf et sec de 10 ml. On y ajoute 10 ml d’alcool
à 20° et on secoue.
-
Evaluation du temps nécessaire à la préparation
manuelle ainsi décrite d'une 200 K
Lorsqu'on dispose du matériel décrit, à portée
de main, la préparation manuelle d'une 200 K à partir
de la solution de départ (à 1 %) requiert entre 1 heure
et 1 heure 30, selon l'habileté manuelle de l'opérateur.
-
Conservation des dynamisations korsakoviennes
Toutes les dynamisations homéopathiques doivent être conservées
à l'abri des rayonnements électromagnétiques tels
entre autres ceux émis par les réseaux électriques
(50/60 Hz), par les téléphones mobiles et les antennes
relais, les émetteurs à ondes courtes, les postes de télévision,
les ordinateurs cathodiques, les fours à micro-ondes etc. Ces
rayonnements lorsqu'ils sont trop intenses peuvent imprégner
les dynamisations et se substituer à leur information électromagnétique
propre. Pour éviter ces risques, on enveloppe les flacons stock
(197 K, 198K, 199 K, 200 K) dans une feuille d'aluminium à usage
ménager (face brillante à l'extérieur) que l'on
trouve dans les grandes surfaces (Reynolds®
ou autre).
Administration de la dynamisation :
On utilisera, par exemple en cas d’effet secondaire d’un
médicament ou en cas d’intoxication par une substance,
10 gouttes de cette solution 200 K une fois par jour pendant 4 jours.
Ceci n’implique nullement d’interrompre un traitement classique
en cours. Il n’y aura pas d’interférence.
Pour administrer la dynamisation 200 K à un animal (chien, chat,
perroquet, poule, canard etc.), on dilue les 10 gouttes dans un peu
d’eau pure et on utilise une seringue en plastique (PET) sans
aiguille.
Attention,
les petits oiseaux ne tolèrent pas l'alcool; il vaut mieux dans
ce cas, préparer la 200 K à l'eau pure!
Il
ne faut pas se préoccuper de la dose (10 gouttes, 20 gouttes
ou tout le flacon) ! Un médicament homéopathique apporte
un signal de nature électromagnétique dont l’eau
est le support et la dose n'a aucune importance.
Par contre, la répétition des doses représente
une succession de sollicitations de l’organisme, ce qui est bien
différent.
ATTENTION
: Une dynamisation de sécrétion pathologique (pus, sécrétions
nasales, prélèvement pharyngé, mycoses etc.) d’un
patient donné ne peut en aucun cas être administrée
à un autre patient !
-
Utilisation des dynamisations d’isothérapiques spécifiques
200 K en agriculture
Il va de soi que lorsqu’on désire traiter des arbres, des
arbustes ou toute une plantation, il faudra faire appel à une
quantité plus conséquente de solution 200 K (par exemple
le mildiou de la vigne ou le feu bactérien du poirier). On préparera
les dynamisations successives à partir de prélèvements
végétaux contaminés (ne pas tenter d’isoler
le cryptogame ou la bactérie).
On va utiliser en général 250 ml de dynamisation 200 K
que l’on mettra en solution dans 200 litres d’eau de pluie.
Le pulvérisateur devra être rigoureusement propre et ne
pas contenir de résidus de substances étrangères
(pesticides, herbicides, bouillie bordelaise, eau de Javel, etc.)
Donc,
pour obtenir 250 ml de dynamisation 200 K, on prélèvera
2,5 ml de solution stock 199 K de la substance spécifique
(moisissure, parasite etc.), que l’on amènera
à 250 ml avec de l’eau pure. On secoue en frappant quelques
fois le fond du flacon bouché sur la paume de la main. La dynamisation
sur des quantités plus élevées que 250 ml se révèle
moins efficace.
Il
va de soi que la spécificité de la dynamisation est capitale.
On ne peut en aucun cas espérer un résultat de 200 K de
mildiou de la tomate sur le mildiou de la pomme de terre ou de la vigne.
Chaque parasite ou chaque moisissure a une action spécifique
sur un végétal donné.
Le
traitement en plein air se fait en général par temps ensoleillé
avec un maximum de réponse vers 3 heures de l’après-midi
(moment ou l’absorption foliaire est optimale). Il n’est
pas nécessaire de traiter tout l’arbre ou toute la plante.
N’oublions pas que l’homéopathie (ici sous la forme
d’isothérapie) opère son action par l’intermédiaire
de signaux électromagnétiques. En somme le système
immunitaire de la plante reçoit un signal externe très
précis qui remet en action des fonctions somnolentes (le système
immunitaire végétal a été récemment
mis en évidence). Sur les arbres à haute tige, on ne traite
que la partie inférieure des frondaisons même si celles-ci
ne sont pas atteintes.
On traite les végétaux en général deux fois
à 3 ou 4 jours d'intervalle.
Jean-Marie Danze,
Licencié ès Sciences Chimiques, Ex Assistant à
l’Université de Liège (Institut de Pharmacie),
Consultant en Biophysique.
e-mail: jm.danze@skynet.be
Website : http://www.delvaux-danze.be
***********************
Septembre 2004
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L'isothérapie et la varroase des abeilles –
•
Pourquoi avoir recours à une technique dérivée
de l'homéopathie dans le traitement d'un parasite des abeilles
?
Selon les fondements de la biologie, deux techniques s'offrent à
nous pour combattre une maladie microbienne ou virale ou un parasite.
- d'une part la destruction de la bactérie, du virus ou du
parasite par un agent biologique ou chimique extérieur à
l'organisme de l'être touché,
- d'autre part, inciter l'organisme victime à faire en sorte
que la survie de la bactérie, du virus ou du parasite y devienne
difficile, voire impossible, c'est-à-dire à créer
dans cet organisme une immunité spécifique.
Jusqu'ici, dans le traitement classique de la varroase des abeilles,
on a appliqué la première solution en utilisant l'APISTAN®,
l'APIVAR®, le CLARTAN® la ROTENONE, le THYMOL, l'ACIDE OXALIQUE.
Souvent cette technique conduit à la résistance du parasite
à plus ou moins long terme., ce qui va constamment nécessiter
une course contre la montre avec l'envahisseur. De plus les moyens
de plus en plus toxiques mis en œuvre vont contribuer à
diminuer lentement mais sûrement l'autodéfense des abeilles.
Par contre ne pourrait-on pas concevoir "d'entraîner"
l'animal cible à lutter lui-même efficacement et à
repousser voire à détruire la bactérie ou le
parasite grâce à une immunité stimulée
dans ce sens ? Ceci est le principe utilisé dans la vaccination
humaine et animale.
Ce n'est pas un hasard si en faculté de médecine la
parasitologie et l'immunologie sont groupées dans un même
service.
Mon expérience de 17 ans à la tête du service
de recherches d'un laboratoire homéopathique m'a amené
à pratiquer ou à collaborer à de nombreuses expériences
dans cette dernière optique. Bien des fermiers et des éleveurs
belges tournés vers les méthodes d'agrobiologie ont
pu vérifier l'efficacité de l'application de ce concept
tant sur les végétaux que sur les animaux.
A priori, on aurait pu penser à l'origine que les végétaux
ne disposassent pas d'un système immunitaire tel que celui
fonctionnant chez les animaux. Et pourtant, toutes les expériences
que nous avons menées tendaient à prouver qu'il existe
bel et bien une forme particulière de mécanisme de défense
immunitaire "végétale" (ceci est aujourd'hui
démontré en biologie végétale classique).
•
Pourquoi ne pas mettre à profit simultanément l'application
de trois techniques de médecine naturelle en apiculture ?
Très tôt, au cours de ces 17 ans de cheminement dans
la richesse de la connaissance de l'homéopathie, de la phytothérapie
et de l'oligothérapie, j'ai pu appréhender avec tellement
de satisfaction les avantages que le monde végétal,
humain et animal pourraient tirer de cette connaissance. Souvent combattu
par des ignorants ou par ceux qui se délivrent les titres de
détenteurs d'une sorte d'omniscience, je n'ai jamais laissé
tomber les bras. Le charlatan n'est-il pas celui qui prétend
dominer une matière qu'il ne maîtrise pas?
Depuis l'âge de 6 ans dans le rucher, à l'ombre de mon
père, j'ai pu découvrir, observer et tenter de comprendre
le monde des abeilles. J'ai aussi appris à le respecter et
à l'aimer passionnément.
Aujourd'hui, avec un recul de 10 ans de lutte contre la varroase,
je pense qu'une méthode vraiment biologique, c'est-à-dire
basée sur l'action en synergie avec les mécanismes immunitaires
de l'abeille existe et fonctionne parfaitement.
Nous allons donc utiliser à la fois l'isothérapie,
la phytothérapie (thym) et l'oligothérapie (oligo-éléments).
• Qu'est-ce que l'isothérapie ?
L’homéopathie (décrite et codifiée
par le Docteur Samuel Hahnemann et par ses successeurs) est l’application
de la théorie des semblables ; en d’autres termes, elle
permet de soigner une maladie dont les symptômes observés
sur le malade concordent au mieux avec des symptômes provoqués
par un médicament donné sur des individus sains. C’est
ce que l’on appelle la technique des semblables (similia
simillibus curentur). Cette technique fait appel aux «
dynamisations », c’est-à-dire aux dilutions successives
accompagnées de succussions.
Il existe deux procédures principales de préparations
des dynamisations : les dynamisations hahnemanniennes
d’une part et les dynamisations korsakoviennes
d’autre part.
Les dynamisations hahnemanniennes sont des dilutions réalisées
de dixième en dixième (selon la pharmacopée homéopathique
allemande) ou de centième en centième (selon la pharmacopée
homéopathique française). On utilise un flacon différent
pour réaliser chaque dilution.
Les dynamisations korsakoviennes se font toutes dans le même
flacon (excepté au début et à la fin de l’opération).
Le médecin russe Korsakov travaillait sur des champs de bataille
et a simplifié la méthode dite hahnemanienne pour pouvoir
soigner un maximum de gens avec un minimum de flacons et en un minimum
de temps. Samuel Hahnemann lui même fut mis au courant de la
méthode de Korsakov, la testa et écrivit qu’elle
était aussi efficace que sa propre technique de dynamisations.
L’isothérapie
(aussi appelée parfois isopathie) fait appel à la notion
d’identité. En somme, une personne, un animal ou une
plante victime de l’action toxique d’un produit ou d’un
microbe ou d’une moisissure ou encore d’un parasite peuvent
être rétablis dans leur intégrité grâce
à l’administration de la substance causale en dynamisation
korsakovienne 200 K.
Il ne s’agit plus de l’utilisation d’un semblable,
mais de l’identique.
Hippocrate (450 Avant Jésus Christ) avait écrit : «
Toute substance capable de provoquer une maladie qui n’est pas
est capable de guérir cette maladie lorsqu’elle est ».
Malheureusement, les deux incendies successifs de la Bibliothèque
d’Alexandrie ont fait disparaître une grande partie des
écrits d’Hippocrate et le processus d’application
pratique de ce principe a également été perdu.
Mais grâce aux dilutions-dynamisations homéopathiques
200 K, nous pouvons aboutir au résultat proclamé par
Hippocrate.
En
raison des résultats obtenus, issus de notre expérience
personnelle et pour des raisons pratiques évidentes nous décrirons
dans la suite du présent document la préparation des
isothérapiques en 200 K (200ème Korsakovienne) qui sont
les dynamisations les plus efficaces en isothérapie.
•
Pourquoi et comment préparer ses isothérapiques soi-même
?
La plupart des laboratoires homéopathiques, dans beaucoup de
pays d’Europe, refusent de préparer des dilutions isothérapiques.
Nous estimons donc de notre devoir d’expliquer ici à
tout un chacun la manière de préparer un isothérapique
en 200 K. Cette préparation n’a rien de difficile et
tout comme le Dr. Korsakov qui préparait ses dynamisations
sur les champs de bataille, n’importe qui peut fabriquer la
200 K d’une substance dans sa cuisine ou même au jardin
à condition de respecter certaines règles très
simples de bonne pratique.
Matériel
nécessaire à la préparation d’un médicament
isothérapique en 200 K :
-
4
flacons compte-gouttes neufs et secs de 10 ml (flacons homéopathiques
avec insert compte-gouttes),
-
1 Seringue graduée jetable neuve en plastique (P.E.T.) de 10
ml,
-
50 ml d’éthanol pur 94° (alcool bon goût non
dénaturé),
(pour préparer de l’éthanol à 20°,
on prélève 2,2 ml d’éthanol à 94°
et on y ajoute 7,8 ml d’eau pure)
-
éventuellement
un flacon neuf et sec de 250 ml,
-
50 ml de mélange de glycérine pure, d'éthanol
pur à 94 ° (sans agent de dénaturation), d'eau pure
(1 :1 :1 en volumes),
-
1 tube en plastic (P.E.T.) non siliconé et ne contenant
pas d’additif de plus ou moins 12 ml (tube à
prélèvement généralement utilisé
en médecine vétérinaire) avec bouchon inséré
en plastic,
-
3 litres d’eau pure non chlorée, non traitée et
très peu minéralisée (p.exemple eau d’épurateur
AQUATHIN ou eau de SPA-Reine ou Eau du Mont Roucous ou eau Montcalm
(Pyrrénées).
Figure : Inventaire en images du matériel nécessaire
Mode
opératoire :
On étalonne le tube en plastic en y versant 10 ml d’eau
pure au moyen de la seringue graduée. On fait un trait de scie
de repère au niveau de 10 ml. Le tube est ainsi jaugé
à ?10ml.
-
Préparation de la dilution de départ :
On évalue la quantité de substance à mettre en
œuvre en fonction de la nature de la substance (ici des varroas
femelles d’abeilles (Varroa Jacobsoni) :
On recueille dans un petit flacon en verre de 10 ml des varroas femelles
dont on peut évaluer le poids individuel à environ 1
mg (20 varroas = ~ 20 mg). Ces 20 varroas femelles seront si possible,
prélevés (même morts récemment) dans plusieurs
ruchers ayant subi des traitements différents (afin d'obtenir
une représentativité générale des varroas
parfois déjà résistants à un traitement).
On écrase grossièrement les varroas dans le flacon avec
une spatule neuve en bois neutre ou en plastic (*). Au moyen de la
seringue, on ajoute la quantité de mélange glycérine-alcool
éthylique-eau pour faire à peu près une macération
à 1 % des varroas (ici, 2 ml). On secoue énergiquement
une vingtaine de fois en frappant le fond du flacon bouché
sur la paume de la main puis on laisse reposer une heure.
1ère Remarque : Il ne faut pas se préoccuper
de la quantité réelle de substance active qui va se
dissoudre (critère de solubilité). Ce qui compte c’est
l’activation du solvant (eau) par la substance active (mémoire
de l’eau).
-
Préparation des dynamisations jusqu’à la 200 K
La préparation des dynamisations proprement dites va pouvoir
commencer.
-
On verse 4 gouttes (= ~ 0,1 ml) du surnageant du macérat dans
le tube en plastic jaugé à 10 ml (le reste du macérat
de varroas de départ sera soigneusement conservé).
On amène au trait de jauge (10 ml) avec de l’eau pure,
on place le bouchon et on secoue en frappant quelques fois énergiquement
le culot du tube sur la paume de la main. On obtient ainsi la 2ème
centésimale korsakovienne (2 K).
2ème
Remarque : Si au cours d’une dilution, on dépasse de
temps à autres, légèrement le trait de jauge
avec un excès d’eau pure, il faut continuer sans s’en
préoccuper. En fin de parcours, cette erreur est infime. Ce
qui compte c’est le nombre de dynamisations successives (nombre
de passages d’une dilution à l’autre).
-
On retourne le tube pour en évacuer le contenu que l'on jette
(on constate qu’il subsiste quelques gouttes sur les parois
du flacon ; celles-ci vont servir de base à la dilution suivante).
Ne pas maintenir le tube orifice en bas pendant trop longtemps; il
doit subsister quelques gouttes collées à la paroi!
- On remplit à nouveau le tube jusqu’au trait de jauge
avec de l’eau pure ; on place le bouchon, on secoue. On obtient
ainsi la 3 K. On vide le tube.
- On remplit à nouveau le tube jusqu’au trait de jauge
avec de l’eau pure ; on place le bouchon, on secoue. On obtient
ainsi la 4 K. On vide le tube.
- On répète la même manipulation jusqu’à
la 196 K.
N.B.
Afin d’éviter toute erreur de comptage, entre
chaque dynamisation on inscrit un petit trait sur une feuille de papier.
Toutes les 10 dynamisations, on appose un trait plus long. Ces traits
vont servir de repères en cas d’interruption ou de moment
d’inattention.
-
On récupère cette dynamisation 196 K dans un flacon
de 10 ml.
- On prélève 4 gouttes (=~ 0,1 ml) de solution 196 K
que l’on verse dans un autre flacon rigoureusement propre
de 10ml. On y ajoute environ 10 ml d’éthanol non dénaturé
à 20°. On secoue et on obtient un compromis entre une 197
CH et une 197 K. Néanmoins, on va considérer cette solution
comme une 197 K. Cette solution sera correctement étiquetée
(nom de la substance de base et dynamisation 197 K) et soigneusement
conservée comme solution stock.
En effet, à partir de cette dynamisation 197 K, on va pouvoir
préparer de beaucoup plus grandes quantités de 199 K
et de 200 K.
-
On prépare de la même façon la dynamisation 199
K à partir de la 198 K. cette solution sera également
étiquetée et conservée comme solution stock.
_______________________________________________________________
(*) Dans les laboratoires homéopathiques,
pour les substances insolubles, on procède d'abord par triturations
successives à 1 % dans du lactose, jusqu'à la 3 CH (3ème
centésimale hahnemanienne), mais l'expérience personnelle
tant en médecine vétérinaire qu'en agriculture,
nous a montré que la technique que nous décrivons ici,
fonctionne parfaitement.
_______________________________________________________________
-
On arrive enfin à la dynamisation 200 K que l’on prépare
de la même manière en versant 4 gouttes de solution 199
K dans un flacon neuf, propre et sec de 10 ml. On y ajoute 10 ml d’alcool
à 20° et on secoue.
-
Evaluation du temps nécessaire à la préparation
manuelle ainsi décrite d'une 200 K
Lorsqu'on dispose du matériel décrit, à portée
de main, la préparation manuelle d'une 200 K à partir
de la solution de départ (à 1 %) requiert entre 1 heure
et 1 heure 30, selon l'habileté manuelle de l'opérateur.
-
Conservation des dynamisations korsakoviennes
Toutes les dynamisations homéopathiques doivent être
conservées à l'abri des rayonnements électromagnétiques
tels entre autres ceux émis par les réseaux électriques
(50/60 Hz), par les téléphones mobiles et les antennes
relais, les émetteurs à ondes courtes, les postes de
télévision, les ordinateurs cathodiques, les fours à
micro-ondes etc. Ces rayonnements lorsqu'ils sont trop intenses peuvent
imprégner les dynamisations et se substituer à leur
information électromagnétique propre. Pour éviter
ces risques, on enveloppe les flacons stock (197 K, 198K, 199 K, 200
K) dans une feuille d'aluminium à usage ménager (face
brillante à l'extérieur) que l'on trouve dans les grandes
surfaces (Reynolds®, Delhaize®, Toppits®, etc.).
-
Administration de la dynamisation :
Le traitement le plus aisé consiste à incorporer l’isothérapique
de Varroas en 200 K au sirop de nourrissement en fin de saison : 2
ml d’isothérapique 200 K pour 2 litres de sirop froid
(bien homogénéiser).
Mais, comme nous l'avons signalé au début de cet article,
nous allons en même temps faire appel à deux autres techniques
alternatives agissant dans le même sens.
-
La phytothérapie par de l'herbe de thym (thymus vulgaris).
On sait depuis toujours que les abeilles adorent butiner les fleurs
de thym; de plus, on sait depuis plusieurs années que le thymol
(principe actif de la plante de thym) exerce une action répulsive
sur les varroas jacobsoni.
A ce point du parcours, faisons appel à notre raisonnement:
si nos abeilles consomment des infusions de thym, leur corps entier
va exsuder des résidus de thymol (très volatil) et les
varroas qui ont ce thymol en horreur ne vont absolument pas désirer
se fixer sur les abeilles pour les parasiter.
Nous allons donc ajouter à notre première arme stimulant
l'immunité, une deuxième arme naturelle plutôt
alimentaire: le thym.
Nous conseillons suite à notre expérience personnelle
de préparer un sirop à chaud à base de thym non
radioactif (*) (thym espagnol, marocain ou turc):
200 g de thymus vulgaris mondé pour
10 litres de sirop à chaud. Au moyen d'une cuiller en bois,
on agite le thym mondé dans le sirop de sucre chaud pendant
15 minutes (infusion), sans faire bouillir. On filtre et on laisse
refroidir. Ce sera le sirop de base de nourrissement pour l'hiver.
- L'oligothérapie par le cuivre, le zinc, le cobalt
et le manganèse en traces
Mon expérience en médecine vétérinaire,
souvent puisée dans des documents de l'I.N.R.A. (France) m'a
montré qu'en général l'ajout en traces dans la
ration alimentaire des animaux de Cuivre, de Zinc, de Cobalt, de Manganèse
assimilables permet de stimuler l'auto-défense (donc la résistance
aux microbes, aux virus, aux parasites) tout en élevant les
capacités reproductrices (réactivation du système
endocrinien).
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(*) La plupart des thyms européens (les
espagnols et les turcs exceptés) sont toujours radioactifs
depuis l’accident de Tchernobyl (plus de 2000 Becquerels/kg)
et les abeilles en refusent les infusions.
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Nous ajouterons donc également au contenu de chaque nourrisseur
2 ml d’oligo-éléments Manganèse-Cobalt
et 2 ml d’oligo-éléments Zinc-Cuivre (**)
pour 2 litres de sirop au thym.
En
résumé, nous allons donc nourrir les abeilles pour l'hiver
avec un sirop de sucre préparé avec du thym comme indiqué
ci-dessus et nous ajoutons à chaque contenu de nourrisseur
de 2 litres:
- 2 ml d'isothérapique de Varroa Jacobsoni en 200 K,
- 2 ml d'oligo-éléments Manganèse-Cobalt
- 2 ml d'Oligo-éléments Zinc-Cuivre.
Conclusions
: Nous avons décidé de transmettre ces connaissances
concernant l'isothérapie, issues de 20 ans d’expérience
à la fois personnelle et collective, afin qu’elles ne
se perdent pas. Ces techniques s'appliquent à peu de frais
(juste un peu de temps).
Nous vivons une époque où les multinationales (industrie
chimique, industrie agro-alimentaire etc.), tentent de rendre les
populations totalement dépendantes de leurs produits et de
leurs pratiques (O.G.M., pesticides, additifs alimentaires). Les politiques,
censés, dans des pays dits démocratiques, représenter
l’intérêt des populations qui les ont élus,
n’entendent plus la voix de leurs concitoyens (même chez
certains de ceux qui se prévalent de la couleur verte) et perdent
leur âme dans des magouilles financières et des trafics
d’influences avec les lobbies industriels. Leur raisonnement
à court terme, établi uniquement sur une vision financière
leur fait oublier que leur propre descendance n’échappera
pas à cette espèce de destruction collective du tissu
socio-économique dont nous commençons à ressentir
les effets aujourd'hui.
Jean-Marie Danze,
Apiculteur,
Licencié ès Sciences Chimiques, Ex Assistant à
l’Université de Liège (Institut de Pharmacie),
Consultant en Biophysique.
E-mail: jm.danze@skynet.be
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(**) Ne pas utiliser des sels comme des
chlorures ou des acétates de ces métaux, comme
cela se pratique en général à tort en élevage.
Ces sels ne sont que très partiellement assimilables. Il suffit
d’acheter ces oligo-éléments en pharmacie (usage
humain). Leurs sels sont des gluconates, parfaitement assimilables
et leur concentration est optimale. Les marques sont : Labcatal (ampoules
2ml) en France et Biogam (30 ml) en Belgique.
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