Historique
d'une découverte
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pH = log _1__
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[H+]
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Ce
paramètre interprète en termes mathématiques ce qui pour le commun des mortels
est l'acidité ou l'alcalinité d'une solution.
L'échelle de pH
s'étale de 0 à 14. Une solution à pH 7 est neutre; une solution à pH 14 est
très alcaline (soude caustique), une solution à pH 0 est très acide (acide
chlorhydrique).
rH2
: Ce paramètre exprime la concentration en électrons (particules négatives)
dans une solution, c'est-à-dire le potentiel oxydant ou réducteur d'une solution,
mais il tient compte aussi du pH (fonction linéaire du pH).
Le gain d'électron(s) par un atome (ou par une molécule ou
par un ion) est une réduction.
L'oxydation au contraire est une perte d'électron(s) par un atome, une molécule
ou un ion.
En réalité, l'oxydation (libération d'électron(s)) dans une solution est toujours
couplée à une réduction (capture d'électron(s)): on parle dès lors d'oxydo-réduction,
c'est à dire d'un phénomène d'échange d'électrons.
Par exemple:
le chlore moléculaire fixe 2 électrons par molécule en donnant deux ions chlore négatifs:
Cl2 + 2 électrons (-)
2 Cl –
Oxydant + électron(s)
Réducteur
le sodium métallique abandonne un électron par atome et donne un ion sodium positif
Na0
Na++ 1 électron (-)
Réducteur
Oxydant + électron
Le
potentiel d'oxydo-réduction d'une solution se mesure en Volts (V) ou en millivolts
(mV), mais L. C. Vincent a préféré utiliser une formulation plus élaborée
et plus parlante, déduite d'une équation que les chimistes appellent l'équation
de Nenst.
Cette formule est:
rH2
= 33,3 x E + 2 pH (a)
E = mesure en Volts du potentiel
oxydo-réducteur de la solution.
On
constate donc dans l'équation (a) de Vincent que la valeur de rH2
varie non seulement en fonction de E, mais également en fonction du pH (voir
ci-dessus).
On peut ainsi élaborer
une échelle de rH2 semblable à celle qui existe pour le
pH et s'étalant de 0 à 42.
rH2
= 0 indique une solution à forte concentration en électrons, donc réductrice.
rH2
= 42 indique une solution à faible concentration en électrons, donc
oxydante.
En
conclusion, nous pouvons dire qu'un système est réducteur lorsque son paramètre
rH2 se situe entre 0 et 28. Il est oxydant lorsqu'il a un
rH2 compris entre 28 et 42.
Cette échelle nous
montre donc qu'il peut exister un système plus réducteur qu'un autre ou moins
oxydant qu'un autre en valeurs relatives.
r
: (également figuré par la lettre grecque r (rhô)). Ce paramètre exprime la résistivité spécifique d'une solution.
La résistivité spécifique représente la résistance qu'un système offre au
passage d'un courant électrique.
Habituellement
les chimistes et les ingénieurs hydrologues préfèrent utiliser la conductivité
spécifique (k = lettre grecque kappa) comme paramètre dans ce cas.
On peut dire que plus une solution aqueuse
contient d'ions en solution, mieux elle conduit le courant, donc plus sa conductivité
spécifique est élevée.
La conductivité spécifique est donc une expression
inverse de la résistivité spécifique et réciproquement.
k = 1 / r et r = 1 / k
La conductivité spécifique s'exprime en Siemens (S) ou en millisiemens (ms) ou en microsiemens (µS) par cm
1
mS = 0,001 S
1 µS = 0,000001
S
La résistivité spécifique,
elle, s'exprime en Ohms x cm²/cm
Contrairement à la conductivité spécifique, on peut dire que plus la résistivité spécifique d'une solution aqueuse est élevée, moins elle contient de substances ioniques dissoutes.
Exemple
de calcul :
Une eau
a une conductivité spécifique de 477 µS (mesurée avec un conductivimètre),
ceci correspond à
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1
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r =
|
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= 2096,4 Ohms x cm²/cm. |
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0,000477
|
La pression osmotique d'une solution physiologique qui joue un rôle extrêmement important en biologie cellulaire (échange des membranes, épuration rénale etc.) est directement liée à la concentration des électrolytes (ions) dans la solution.
Après avoir étudié attentivement les eaux de boissons, le Prof.L.C. Vincent a envisagé la possibilité de transposer les trois paramètres pH, rH2, r à l'étude de certains liquides physiologiques : le sang, la salive et l'urine. Ces travaux ont été développés dans une thèse de doctorat en médecine, par le Dr. Ropers [4].

Fig. 1: Bioélectronigramme schématique (diagramme modifié selon des études
statistiques récentes réalisées en Allemagne- le pH sanguin normal est compris
entre 7,3 et 7,45 et non à 7,1 comme l'estimait L.C. Vincent)
Il a mesuré ces paramètres sous diverses conditions, tantôt sur des personnes saines, tantôt sur des personnes atteintes de maladies bien précises, tout en tenant compte de l'âge.
Il
a pu ainsi élaborer un diagramme à trois dimensions: en abscisse le pH, en
ordonnée le rH2 et perpendiculairement à ce plan, la valeur r.
Les valeurs de
pH et de rH2 se disposent ainsi suivant un plan divisé en quatre quadrants
(fig.1). Expérimentalement, chaque quadrant, correspond à la croissance et
à la multiplication optimale de certains organismes vivants:
Quadrant I : favorable aux algues vertes
Quadrant
II: favorable aux moisissures et champignons
Quadrant
III: favorable aux virus, cancers, bactéries, maladies infectieuses
Quadrant
IV: favorable aux algues brunes et aux infections bactériennes.
L.C. Vincent avait ainsi finalement mis au point un graphique permettant de suivre l'évolution du terrain morbide d'une personne via les trois paramètre pH, rH2 et r [3]. Cette méthode analytique a été minutieusement réétudiée après le décès de Vincent, au moyen de données statistiques par la Société Internationale de Bioélectronique selon Vincent (SIBEV) sous la présidence du Dr. Franz Morell (Allemagne) et à l'initiative de l'ingénieur E. Rasche. Des cliniques allemandes où la bioélectronique est appliquée ont collaboré à ces études.
La NASA dans la conquête spatiale a utilisé et utilise toujours les techniques découvertes par L.C. Vincent. Cette institution n'a pas hésité à faire breveter un appareil de ce type sans jamais se soucier de la propriété intellectuel de l'inventeur français [1].
Les données recueillies ont permis d'apporter certaines corrections aux paramètres de référence observés sur des personnes saines, établis par L.C. Vincent.
Elles ne bousculent pas fondamentalement les valeurs des paramètres types de Vincent, mais obligent néanmoins les chercheurs informés à se poser un certain nombre de questions concernant l'avenir biologique de l'humanité. Nous y reviendrons en fin d'article.
On peut aujourd'hui considérer comme normales les valeurs comprises dans les limites ci-dessous:
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Sang : 7,3 < pH < 7,45 22 < rH2 < 25 175 < r < 210 Salive : 6,5 < pH < 6,85 22 < rH2 < 25,5 180 < r < 220 Urine : 5,8 < pH < 6,8 21,5 < rH2 < 24 29 < r < 70 |
Les fluctuations de ces neuf paramètres étudiés par le logiciel BEVVIN de Med-Tronik (fig. 3 et 4) permettent de suivre l'état du terrain de la personne ou son évolution dans une direction particulière (amélioration, statu quo, aggravation, tendance à l'irréversibilité, curabilité) en fonction des traitements, des régimes alimentaires et du mode de vie adoptés.
L.C. Vincent a mis en exergue d'autres paramètres, appelés "paramètres déduits" qui permettent de définir avec plus de précision certaines tendances de la personne [2]; nous citons quelques uns de ces paramètres déduits afin d'améliorer la compréhension:
La médecine classique a donc rejeté ce concept qui l'avait cependant préoccupée pendant longtemps. Mais aujourd'hui, la recherche en biologie fondamentale vient confirmer cette approche chère aux médecines alternatives (bien involontairement, faut-il le souligner). On a pu mettre en évidence certains facteurs appelés H.L.A. (Human Leucocytes Antigens) qui montrent que dès la naissance un individu peut être marqué par le sceau d'une évolution morbide future, inscrite dans ses chromosomes et qu'il transmettra parfois à sa descendance par le jeu des lois de l'hérédité. Certaines formes d'arthrites ou certaines formes de cancers du sein, ou certaines formes de diabète, ou certaines formes de fragilité osseuse peuvent ainsi être dépistées par l'examen génétique.
N'a-t'on pas également découvert aux USA que l'alcoolisme pouvait être la conséquence d'une altération d'un gène particulier de la chaîne d'ADN? Les homéopathes savent depuis plus d'un siècle que la tendance à l'alcoolisme a souvent une fâcheuse inclination à se transmettre par hérédité: cette hérédité particulière, ils l'ont liée à la diathèse dite luétique (hérédité syphilitique). Les classiques ont beau nier que la syphilis puisse transmettre une altération génétique à la descendance, les homéopathes savent par observation que certains signes nettement marqués apparaissent sur les descendants de syphilitiques. Bien entendu, ce ne sont pas réellement des séquelles de type syphilitique qui font surface, mais certaines anomalies dans la structure du corps et dans le comportement psychologique. Certains métaux lourds (mercure, nickel, plomb, cadmium, béryllium…) agissent également dans ce sens. Lorsque les parents y ont été exposés, les descendants présentent des risques de séquelles génétiques dues à l'effet mutagène de ces métaux.
La sélection de certaines catégories professionnelles est faite au moyen de tests psychotechniques qui, souvent à l'insu de ceux qui les pratiquent, débouchent sur un choix lié au type à la fois psychique, physique et physiologique des récipiendaires (armée de l'air, conquête spatiale...).
Aujourd'hui, grâce à la technique découverte par L.C. Vincent, avec des moyens simples et relativement peu coûteux, on peut mesurer par des chiffres et des graphiques, l'évolution du terrain d'un individu. Et cela représente pour la biologie clinique un atout inestimable.
Par neuf mesures effectuées en une dizaine de minutes, on peut voir évoluer l'état global d'un patient ou simplement apprécier les conditions de performances d'un sportif. L'application d'une méthode thérapeutique ou d'une modification du régime alimentaire peut être suivie non seulement sur un seul paramètre comme le fait la médecine classique, mais sur les énergies subtiles de l'individu. Le moindre faux pas dans le choix d'une médication ou d'une diététique se reflète après quelques heures sur les paramètres mesurés et exprimés sur les graphiques du logiciel BEVVIN.
Ce que l'on pouvait faire pour des cosmonautes américains, pourquoi ne l'a-t'on pas appliqué pour l'ensemble des citoyens. Pourquoi n'en a t-on rien dit dans les milieux médicaux classiques en Europe?
Il faut reconnaître que la bioélectronique de L.C. Vincent remet beaucoup de choses en question dans notre système économique : additifs alimentaires, résidus de pesticides, engrais chimiques, médicaments parfois plus dangereux que la maladie qu'ils combattent, eaux surminéralisées, contenant de l'aluminium, modifient à plus ou moins long terme les paramètres vitaux : rH2 et pH.
Pourtant on a pu lire en Belgique dans la revue médicale "Les Bulletins d'Informations Médicales et Statistiques" n° 52 d'avril 1990 le titre "Combat anti-oxydant". Dans cet article, plusieurs chercheurs dénonçaient les risques de l'oxydation au niveau cellulaire (apparition de radicaux libres en surnombre) et proposaient l'administration de N-acétylcystéine dans le but d'enrayer le phénomène.
Les modernes traitements anti-vieillissement (anti-aging) font appel à des compléments alimentaires à haut pouvoir réducteur comme le sélénium, la vitamine E, la vitamine C, le glutathion, la vitamine A, la méthionine et aux USA à la mélatonine (le plus puissant anti-oxydant naturel, mais interdite en Belgique et en France, Dieu sait au nom de quelle magouille entre pouvoirs publics et industrie). Le vieillissement étant aujourd'hui considéré officiellement comme un processus d'oxydation.
Rappelons qu'il y
a plus de 30 ans que L.C. Vincent avait signalé ce danger lié à des substances
oxydantes présentes dans l'alimentation et que sa méthode permet de dépister
leur présence et leur évacuation par des techniques appropriées (pas toujours
basées sur des substances pharmacologiquement actives).
Le traitement de stérilisation
des aliments par irradiation gamma crée précisément des radicaux libres dans
les substrats protéiques, donc une augmentation du taux d'oxydants. Ne sommes-nous
pas entrain de voir les choses à l'envers?
Aujourd'hui, dans certains centres de soin en Allemagne et en Suisse, la bioélectronique de Vincent est devenue un outil exceptionnel.
Deux simples valeurs de pH de la première et de la deuxième urine de la journée donnent une information précise à propos de la présence d'une alcalose ou d'une acidose des tissus et de l'efficacité d'une correction apportée (usage de vitamines, mise en place d'un régime pauvre en sucres rapides, diminution de la ration de protéines animales etc.).
Les valeurs de résistivité spécifique urinaire (r), comparées à celles du sang permettent de contrôler la fonction rénale car elles donnent une image claire du bilan en électrolytes globaux sang/urine.
Chez les mères allaitant leur bébé, on peut parfois attribuer rapidement au pH du lait maternel une intolérance nette de l'enfant.
La bioélectronique selon L.C. Vincent est une technique rapide et aujourd'hui simplifiée grâce à un logiciel performant, permettant la sélection immédiate des examens cliniques à effectuer sur la personne ayant subi les tests. C'est une excellente technique d'orientation, mais souvent à elle seule, elle apporte dans la continuité des soins un suivi applicable régulièrement, sans multiplication inutile de batteries fastidieuses de tests.
Comme nous l'avons évoqué ci-dessus, le but premier de L.C. Vincent était de désigner par des méthodes simples les eaux de boisson les plus favorables à la santé. Il a donc établi ces critères en fonction des trois paramètres pH, rH2 et r [3].
Le pH doit être acide, c'est à dire compris entre 4 et 6,9 afin ce conserver au sang une certaine acidité. Aujourd'hui beaucoup d'eau de distribution sont rendues alcalines (pH 7,3 parfois jusqu'à 8) au moyen de dérivés de chaux, afin de protéger les tuyauteries de la corrosion. Il existe en Ardenne belge (Vielsalm, Lierneux, Paliseul) des eaux de distribution parfaites pour la santé, mais en raison de leur acidité et de leur pureté, en passant dans les tuyauteries métalliques, elles se chargent de sels defer, de cuivre, de zinc…et même de plomb.Le rH2 doit être compris entre 20 et 24. La plupart des eaux de distribution chlorées ont un rH2 supérieur à 27 ! Il suffit de porter cette valeur sur le diagramme de la figure 3…
La r doit être aussi élevée que possible, ce qui est un signe de faible concentration en substances dissoutes. L'eau est avant tout un véhicule destiner à faire circuler les substances dissoutes dans le corps. Une légende qui a la vie dure consiste à laisser croire qu'une forte teneur de l'eau en calcium est bénéfique pour la santé. Or ces minéraux ne sont pas directement assimilables par l'organisme et posent de gros problèmes d'accumulation au niveau des fonctions rénales (calculs, gravelle etc.). Sinon, pourquoi ne pas sucer des
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cailloux? Les minéraux,
pour être assimilables doivent posséder un radical organique (gluconate, orotate,
aspartate, ascorbate, citrate, tartrate…). Ces radicaux sont apportés via
l'assimilation des minéraux par les plantes et non par des sels inorganiques.
Par exemple, le calcium par le chou, le
haricot, les châtaignes, le cuivre par les algues, les amandes, le blé complet,
les épinards etc [5].
A titre d'exemple, citons parmi les meilleures
eaux en bouteilles : la Montcalm, la Spa-Reine, la Mont-Roucous, la Vals.
Ces eaux ont des paramètres conformes à la bioélectronique. Bien entendu,
les eaux obtenues par des systèmes à osmose inverse à haut pouvoir fitrant
(pour éliminer pesticides, métaux lourds, sels d'aluminium, nitrates etc.)
sont elles aussi de qualité supérieure.
2. La bioélectronique appliquée aux processus de transformation du lait
L'évaluation
de l'acidification est un des moyens mis en œuvre lors des contrôles de fabrication
des fromages de Gruyère. Etant donné que le pH est lié au rH2, on a
eu recours à la bioélectronique selon L.C. Vincent lors de suivis de fabrication
[6].
Il résulte de cette étude que l'ouverture (nombre de trous par unité de surface)
des fromages de Gruyère, type Emmenthal est liée à un rapport optimum
entre le rH2 des laits mis en fermentation et le rH2
des ferments lactiques utilisés. Selon les chercheurs, on retrouve là la notion
de terrain car selon les valeurs bioélectroniques tel ou tel ferment aura
une activité, soit trop importante (ouverture importante), soit trop faible
(manque d'ouverture). Or, les rH2 des ferments sont très
variables, selon les souches ou selon les milieux de culture utilisés.
Grâce à la bioélectronique
selon L.C. Vincent, il devient facile d'utiliser tel ou tel type de ferment
après étalonnage des laits, pour obtenir les rapports optimaux.
Il a également
été montré qu'au cours de la séparation de la caséine, lors de la mise en
fabrication de sérum, certains laits indiquent une fort pouvoir réducteur,
alors que pour d'autres laits ce pouvoir réducteur est très faible, voire
inexistant. Cette différence de rH2 ne se retrouve pas dans
d'autres phases de la fabrication. Ceci montre qu'il existe un moyen d'apprécier
le rH2 des ferments utilisés.
L'auteur indique
que "dans la mesure ou tout semble montrer qu'il y a corrélation entre
le rH2 des laits et la quantité de concentrés alimentaires
distribués aux vaches laitières, on peut se poser un certain nombre de questions.
La sélection des vaches laitières reposant sur le rendement brut et la quantité
de lait produite par le fourrage n'ayant pas augmenté, il devient évident
que l'accroissement de cette production laitière est induite par les concentrés
alimentaires, d'où l'augmentation permanente du rH2 dans
le temps."
On
pourrait donc à partir du contrôle du rH2 du lait, sélectionner
des vaches susceptibles de consommer plus de fourrages grossiers que d'autres
et qui se contenteraient de moins de concentrés alimentaires.
Ne devrait on pas
remplacer la notion de production de fourrages basée sur le rendement par
hectare, par des critères de valeurs fourragères dans la sélection des espèces
végétales. Ceci permettrait une diminution du potentiel redox (rH2)
des laits produits.
Nous voyons poindre
ici un critère de qualité laitière à partir de la production de fourrage,
qui peut s'avérer important en agriculture biologique et qui bien entendu
établirait une différence fondamentale avec d'autres types d'agriculture (chimique
ou dite "raisonnée").
3. Les vins et la bioélectronique
Jacques Puisais, Président le l'Institut Français du Goût a écrit: "L'œnologie aurait beaucoup à gagner en recourant à la bioélectronique selon L.C. Vincent pour obtenir des vins présentant à la fois la meilleure saveur et la meilleure qualité. Les mesures effectuées montrent que certaines techniques de fabrication du vin sont préférables à d'autres et que toutes les manipulations ne sont pas innocentes [8]". Dans une étude publiée dans Sciences du Vivant en 1994, il montre que l'on peut suivre l'évolution des différentes étapes de fermentation grâce à la bioélectronique et choisir les méthodes adéquates pour obtenir des vins d'excellente qualité. Il montre comment se traduisent sur le paramètre énergétique (µW) la technique de pressurage, le traitement des vins par différents additifs (SO2), le séjour en cuve inox ou en cuve chêne, les traitements par ferrocyanure pour éliminer les excédents de fer etc.
La bioélectronique selon L.C. Vincent pourrait (si la volonté existait) mettre en évidence le niveau de salubrité d'un vin.
4.
La qualité des aliments
Jeanne Rousseau, Docteur
en Pharmacie, célèbre praticienne de la bioélectronique depuis l'origine a
consacré une grande partie de sa vie à réaliser de nombreux travaux de recherches
sur les sols et sur la qualité des produits de l'agriculture [9].
Ses premières études ont porté sur l'influence
des paramètres bioélectroniques des sols la fertilité ou la stérilité, sur
certaines maladies et sur la prolifération de certains parasites des plantes
et des arbres fruitiers (rappelons qu'aujourd'hui, nos technocrates de l'agriculture
et de la sylviculture commencent à se rendre compte de ce que les forêts
de conifères rendent les sols acides et impropres à toute autre culture pour
plusieurs années et qu'il serait grand temps de les remplacer par des feuillus
pour reconstituer l'humus).
Elle a comparé des pommes
de terre de culture naturelle avec des pommes de terre d'agriculture chimique,
elle a étudié les paramètres bioélectroniques d'œufs de poules élevées en
liberté, comparés à des oeufs de poules en captivité, elle a aussi étudié
ces paramètres sur les germinations de plantes vivrières.
Son œuvre fantastique
de précision et de minutie a ouvert la voie à une méthode de contrôle que
l'agriculture biologique pourrait utiliser pour mettre en évidence la qualité
de ses produits et mettre fin définitivement à ce débat stérile concernant
les "contaminations" de cultures biologiques par des traces de pesticides
déposés par les agriculteurs voisins. Le principe de l'agriculture biologique
réside dans le fait de ne pas utiliser de traitements chimiques afin de maintenir
la vie des sols et des plantes et cela se traduit par des mesures claires
en bioélectronique selon L.C. Vincent. Ce ne sont pas des traces de produits
déposés par les vents qui peuvent les modifier sensiblement! Les produits
de l'agriculture chimique et de l'agriculture raisonnée ont des paramètres
(rH2 et r par exemple) bien éloignés de ceux de l'agriculture
biologique.
La firme allemande MED-Tronik a développé depuis plus de 20 ans des
appareils de bioélectronique selon L.C. Vincent. Elle présente aujourd'hui
le MT-732 qui est un bijou de technologie (fig. 5).
Cet appareil possède une électrode à fonctions multiples (MTR-IV).
Dans la même tête se trouvent l'électrode de pH, l'électrode de référence
(calomel), l'électrode de potentiel (platine), les deux électrodes de conductivimétrie,
la sonde de température. La sonde de température transmet la correction à
l'appareil en fonction de la température du liquide se trouvant dans la chambre
de mesure. Ceci constitue un énorme pas en avant dans la précision des mesures.
La stabilité des électrodes dans le temps est remarquable.
L'appareil MT-732
se connecte directement au PC et le logiciel BEVVIN affiche et mémorise les
données mesurées. Le dossier de la personne est mis ainsi automatiquement
en mémoire et va pouvoir réapparaître lors de la consultation suivante en
vue de comparaisons. Les diagrammes peuvent être imprimés et à la suite de
ceux-ci apparaissent des informations concernant les explorations et analyses
complémentaires auxquelles il serait bon de soumettre le patient.
A
propos de l'avenir biologique de l'humanité
Lorsque
L.C. Vincent a effectué ses premières mesures sur le sang humain, il a trouvé
pour les individus bien portants une valeur de pH comprise entre 7,07 et 7,1.
Actuellement force est de constater que ces valeurs ne se rencontrent jamais.
Et pourtant,
un de nos amis médecins, directeur d'un centre de mise en forme pour des sportifs
nous déclarait que les athlètes de haut niveau, respectant une diététique
rigoureuse et une discipline de vie parfaite, affichent pratiquement toujours
un pH sanguin de 7,1.

Fig. 5: L'appareil de bio-électronique selon L.C. Vincent MT-732 de MED-Tronik
avec son électrode
.
Que
penser de cela ?
Sans doute y-a-t'il
eu depuis quarante ans en Europe, à l'époque où le Prof. L.C. Vincent a commencé
ses études statistiques, une évolution vers une alcalinisation du sang (correspondant
à une acidose des tissus internes). L'être humain évoluerait donc vers les
quadrants III et IV du diagramme de la fig.1. Si la tendance oxydative augmente,
on se trouve rapidement dans la zone "cancers, virus et thromboses"
du quadrant III. Cela donne à réfléchir.
Rappelons au passage
que le Prof. W.Ross Adey, neurologue, Président du conseil Américain de Protection
contre les Radiations déclare dans plusieurs de ses publications et communications
[10]
que l'exposition aux champs électromagnétiques est un "stress oxydatif".
La multiplication des gadgets électriques et l'utilisation massive de téléphones
mobiles nous réservent peut-être de douloureuses surprises pour les dix années
à venir.
[1]
Fullerton A. et Friedman H.L.: brevet U.S.A. n° 3.151.052 du 29.09.1964.
[2]
Cannenpasse-Riffard R. et Danze J.M. "Précis de Bio-électronique selon
L.C. Vincent", pp. 217-233, Ed. Pietteur, Liège (1996).
[3]
Cannenpasse-Riffard R. et Danze J.M. "Précis de Bio-électronique selon
L.C. Vincent", pp. 251-261, Ed. Pietteur, Liège (1996).
[4]
Ropers N. "Contribution aux applications médicales des facteurs pH, rH2,
r selon la méthode Vincent", Thèse de doctorat en Médecine, Univ. de
Nantes (1978).
[5]
Pommier L. "Dictionnaire homéopathique d'urgence", 12ème
Ed., pp.561-568 (1977).(non actuellement réédité).
[6]
Bussat E. "Application des paramètres bio-électroniques dans l'industrie
laitière de transformation"; Sciences du Vivant, n°1 pp. 97-109 (1990).
[7]
Bussat E. "Réflexion sur des mesures bio-électroniques effectuées sur
des laits"; Sciences du Vivant, n° 5, pp.152-165 (1994).
[8]
Puisais J., "Contribution à l'étude des mesures bioélectroniques en œnologie"
; Sciences du Vivant, n° 5, pp. 142-150 (1994).
[9]
Rousseau J. "Applications diverses de la bioélectronique : Qualités comparatives,
Déviations parasitaires, Mécanismes de germination et de fermentation";
Sciences du Vivant, n° 5, pp.88-123 (1994).
[10] Adey W.R. "Un consensus croissant concernant
les interactions entre biologie cellulaire et moléculaire et les champs électromagnétiques
de l'environnement" in Emissions électromagnétiques: les dernières
preuves scientifiques, nuisances potentielles et stratégie en vue de réduire
le risque; Symposium de la Communauté Européenne, Londres, 27 oct. 1994.
J.M. Danze, janvier 2003