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L'eau
potable, un problème majeur de notre civilisation
par Francine Delvaux, Heilpraktikerin
( RFA)
Les problèmes de santé
posés par les eaux de distribution
Un paramètre-clé: la conductivité spécifique
Un appareil domestique capable de résoudre
l'ensemble des problèmes
Pourquoi ce souci de pureté extrême ?
L'osmose inverse
L'eau obtenue n'est-elle pas trop pure ?
La cartouche à résines échangeuses d'ions
et la cartouche de charbon actif à grande capacité sont nécessaires
Les
problèmes de santé posés par les eaux de distribution
Beaucoup d'eaux
considérées aujourd'hui comme potables, bien que bactériologiquement stériles,
contiennent un certain nombre de polluants chimiques: traces de pesticides,
d'herbicides, de métaux lourds tels le plomb, le cadmium, le mercure, le chrome,
le zinc, le cuivre, l'aluminium, des nitrates, des nitrites, des résidus d'hydrocarbures
et des dérivés organo-chlorés.
Nous pouvons affirmer qu'actuellement, la plupart de nos eaux de distribution
proviennent de lacs, de rivières et de fleuves.
Ces eaux sont clarifiées par addition de sels d'aluminium (alun), puis
sont décantées en vue d'éliminer les matières en suspension, puis sont filtrées
et chlorées ou traitées à l'ozone en vue de tuer les bactéries et les germes
pathogènes éventuellement présents.
Une étude épidémiologique[1]
attribue des malformations cardiaques à la consommation habituelle par
les parents, avant procréation, d'eau contaminée par des hydrocarbures organo-chlorés
(résidus industriels). Une autre étude épidémiologique américaine[2]
tend à prouver que 9 % des cancers de la vessie et 15 % des cancers
du colon sont imputables à la consommation journalière d'eau de distribution
obtenue à partir d'eaux de surface chlorées.
Une eau potable digne de cette qualification devrait être peu minéralisée
et ne devrait contenir aucun polluant. En effet, l'eau que nous buvons est
avant tout un véhicule destiné à éliminer par les reins les toxines produites
par l'organisme.
La présence (souvent par introduction artificielle) de carbonates et
de bicarbonates de calcium dans les eaux de distribution est destinée à augmenter
le pH afin de limiter la corrosion des conduites. Une concentration élevée
en sels de calcium n'est que peu absorbée par l'organisme et aboutit à court
ou à long terme à surcharger les fonctions rénales.
Le dosage des sels d'aluminium dans
les eaux de distribution en France, par l'INSERM[3]
soulève le problème de certaines maladies dégénératives pouvant
être provoquées par ces quantités non négligeables d'aluminium dans des eaux
de consommation: maladies d'Alzheimer, scléroses latérales amyotrophiques…
Un paramètre-clé:
la conductivité spécifique
La conductivité spécifique d'une eau est le reflet de cette caractéristique
fondamentale: la pureté. Ce paramètre peut être évalué au moyen d'un conductivimètre
et se mesure en siemens/cm ou en microsiemens/cm. Plus la conductivité spécifique
est élevée, plus l'eau contient de substances dissoutes (sels, amines, acides,
métaux etc.).
Un appareil domestique
capable de résoudre l'ensemble des problèmes
Il
existe des appareils simples et robustes permettant d'obtenir à bon compte,
à partir du robinet de l'évier, une eau parfaite, possédant une conductivité
spécifique située en dessous de 2 microsiemens par cm (ce qui en résistivité
spécifique correspond à 500.000 ohms x cm²/cm) et aussi agréable à boire qu'une
eau de source de montagne (il faut savoir choisir, car un
bon nombre d'appareils à osmose inverse et à charbon actif disponibles actuellement
sur le marché permettent d'obtenir une eau dont la conductivité spécifique
se situe entre 60 et 18 microsiemens/cm. Ces appareils n'offrent pas la garantie
d'épuration suffisante.
Les appareils haut
de gamme ont acquis la perfection que nous leur connaissons grâce à la mise
en œuvre de résines échangeuses d'ions situées en aval de la membrane à osmose
inverse.
Pourquoi
ce souci de pureté extrême ?
Nous
savons aujourd'hui que les traces même difficilement dosables de métaux lourds,
de pesticides et d'organo-chlorés présentes dans les eaux de boisson consommées
régulièrement peuvent s'accumuler peu à peu dans le corps et ne manifester
leur effet néfaste qu'après plusieurs années, lorsque le seuil de tolérance
est dépassé dans l'organisme.
De plus, les allergies
donnent des manifestations "explosives" pour des expositions répétées
à des traces infimes de certains de ces produits résiduels (nickel, aluminium,
atrazine, pesticides).
Il est donc particulièrement
important de boire une eau parfaitement vierge de ces produits. Le degré d'épuration
de l'eau se traduit par une conductivité spécifique faible (moins de 2 µS/cm
pour l'AQUATHIN KT90-Y et l'AQUALITE).
L'osmose
inverse
Le
phénomène d'osmose fut découvert dès le 19e siècle par un biologiste
nommé Roger Dutrochet.
On sépare deux
solutions aqueuses de salinités différentes par une membrane semi-perméable.
L'eau de la solution
la moins salée traverse la membrane pour aller se mélanger à la solution la
plus salée jusqu'à ce que les deux solutions aient un niveau salin équivalent.
Le phénomène d'osmose
inverse n'est autre que ce phénomène inversé. Mais pour ce faire, on exerce
une légère pression sur la solution la plus concentrée pour inciter l'eau
qu'elle contient à diffuser à travers la membrane vers la solution la moins
riche en sels.
Les épurateurs
d'eau à osmose inverse sont équipés d'une membrane enroulée à travers laquelle
l'eau de conduite, de puits ou de citerne est amenée grâce à la pression de
l'eau dans la canalisation.
Les membranes sont
réalisées en TAC (Triacétate de cellulose, très fragile) ou en TFC (Thin Film
Composite = Teflon). Les firmes sérieuses ont aujourd'hui abandonné les membranes
en TAC car elles résistent mal à des pH supérieurs à 6,8.
Longue de plusieurs
mètres, la membrane est enroulée sur un support à larges mailles et est contenue
dans un cylindre équipant l'épurateur d'eau.
La pureté de l'eau obtenue à la sortie de
cette cartouche dépend de la qualité de la membrane.
Trois
critères importants:
- Il faut que la surface de la membrane soit
suffisante (longueur et largeur totales du film), afin que la durée de vie
et le débit de la cartouche soient satisfaisants. De trop nombreuses marques
d'épurateurs à osmose inverse ont des membranes de trop petites dimensions,
rapidement colmatées et donc de jour en jour moins efficaces. Or, malheureusement,
les niveaux de pollution des eaux de distribution ont aujourd'hui atteint
dans certaines régions un seuil d'alarme. Il est donc absolument nécessaire
de prémunir l'utilisateur de façon maximale. Une cartouche à osmose inverse
"haut de gamme" assure une épuration parfaite (97 % de taux d'épuration)
pendant plusieurs années à une famille consommant en moyenne 2,5 litre d'eau
par jour et par personne,
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- La pression de l'eau à épurer doit être supérieure
à 3,5 Bars (3,5 Kg/cm²). Le réseau de distribution d'eau alimentaire offre
en général à la plupart des habitations une pression suffisante; rares sont
les exceptions. La pression de l'eau dans les conduites alimentées par un
puits ou une citerne doit être contrôlée. Il sera parfois nécessaire de
mettre en service une pompe de pressurisation en amont de l'épurateur.
Des dysfonctionnements apparaissent et
la longévité de la membrane est en péril lorsque la pression descend en
dessous de 3 Bars.
- Le film de la membrane à osmose inverse doit
présenter des pores de diamètre 0,0001 micron au maximum. Les substances
chimiques toxiques, les minéraux, les métaux lourds à éliminer seront ainsi
retenus et filtrés. Il en va de même des bactéries et virus dont le diamètre
est de plus de 0,2 microns. Seules les molécules d'eau de faibles dimensions
traversent la membrane. L'eau, merveille de la nature, se glissera dans
les pores microscopiques, la molécule souple du liquide s'adaptant parfaitement
à ce mode de filtration par osmose inverse, se trouvant ainsi épurée, libre
de tous poisons, de tous métaux, de tous minéraux.
La solution contenant les (grosses) molécules
se trouve être la solution concentrée (elle sera éliminée par l'irrigation
de la membrane) tandis que de l'autre côté de la membrane, l'eau épurée
se trouve être devenue la solution non concentrée presque pure.
L'eau
obtenue n'est-elle pas trop pure ?
On
pourrait penser que cette eau parfaitement pure n'apporte pas les éléments
minéraux nécessaires à la santé.
En réalité, les
minéraux (calcium, magnésium, phosphore…) contenus dans les eaux de boisson
ne sont assimilables qu'en faible partie. En effet, leur structure moléculaire
ne correspond pas à celle d'un aliment. Le pouvoir nutritionnel d'un élément
dépend de sa structure moléculaire. On ne se nourrit pas de pierres ou de
terre, pourtant ces produits contiennent des minéraux. Il faut que les minéraux
aient été métabolisés par les plantes, les légumes, les céréales et les fruits
pour que le mammifère ou l'homme y trouve réellement sa nourriture. Les minéraux
du sol doivent être "végétalisés" par la plante pour devenir assimilables
par les êtres se nourrissant de plantes. Les produits animaux (lait, viande,
œufs) ne sont que les fruits d'une étape de plus dans cette chaîne alimentaire
mais,… la vache s'est nourrie d'herbes, nourries elles-mêmes par le sol, la
terre, la pierre, le sable…les minéraux.
L'eau est donc
un draineur, plus qu'un aliment nourricier. Plus l'eau est pure, plus elle
est apte à éliminer des substances en solution. Les radicaux libres, les toxines,
les toxiques éliminés par les reins sont drainés par une eau qui doit être
pure.
La prescription
médicale tendant à apporter des minéraux sous formes peu assimilables s'avère
lourde en effets secondaires indésirables possibles (calculs rénaux, athéromes…).
Les minéraux sont
apportés à l'organisme par les aliments qui doivent être complets et avoir
grandi sur des sols riches en oligo-éléments et en minéraux. Seule l'agriculture
biologique respecte ces critères en n'altérant pas la biologie des sols.
De trop nombreux
fabricants proposent aux consommateurs des épurateurs d'eau peu performants.
Le prix de vente de ces appareils est souvent
élevé, alors que la qualité de la membrane est médiocre. Peu scrupuleux ou
mal informés, ils n'hésitent pas à expliquer qu'une eau pure n'apporte pas
les minéraux nécessaires à la santé. Cet argument de vente est pour le moins
douteux; ne cache t-il pas simplement une incapacité à assurer une épuration
performante . En effet, on trouve sur le marché des membranes destinées à
des épurations moins performantes, à buts industriel. Ces qualités de membranes
ne devraient pas servir à équiper des épurateurs destinés à produire des eaux
de boisson.
Un simple calcul en guise d'exemple, illustre
cette situation navrante:
L'eau alimentaire
arrivant aux robinets de bien des cuisines en Bretagne contient 200 mg de
nitrates par litre (situation courante).
Une épuration par
une membrane à 60 % (habituellement montée sur plusieurs marques d'épurateurs
vendus en porte à porte) amène l'eau filtrée à un taux de nitrates de 80 mg/litre.
Le consommateur grugé, s'imaginant boire
une eau épurée, va avaler jusqu'à 100 milligrammes de nitrates par jour s'il
consomme un litre et demi d'eau de l'épurateur acheté pour protéger sa santé
et celle des siens !
La
cartouche à résines échangeuses d'ions et la cartouche de charbon actif à
grande capacité sont nécessaires
La pollution
des eaux de distribution est telle qu'aujourd'hui, les épurateurs domestiques
doivent apporter les garanties nécessaires.
Les firmes sérieuses
proposent des épurateurs à osmose inverse équipés de deux cartouches contenant
une résine échangeuse d'ions et un filtre au charbon.
- Le consommateur est en droit d'exiger un appareil
d'épuration domestique répondant aux critères de sécurité et garantissant
une eau réellement pure (vierge de tout polluant).
- Le suivi technique, le contrôle régulier par
analyse de conductivité spécifique et l'entretien de l'épurateur sont indispensables.
- Seul l'épurateur par osmose inverse appuyée
par des filtres au charbon et par une cartouche contenant des résines échangeuses
d'ions peut assurer une eau de qualité suffisante (conductivité inférieure
ou égale à 2 µS/cm.
- Par mesure d'économie, il est recommandé de
renvoyer l'eau résiduaire de l'appareil vers le puis ou la citerne. Cette
eau ayant subi le passage sur le préfiltre au charbon est déjà partiellement
purifiée et ne risque donc pas de contaminer la citerne ou le puis (un simple
tuyau en polyéthylène suffit à assurer ce retour).
- L'appareil monté sur la conduite d'eau alimentaire
entraîne une gaspillage d'eau car ce rejet d'eau de rinçage sera perdu.
Le prix de revient de l'eau pure ainsi obtenue reste toutefois très économique.
Par exemple, un appareil équipé de 3 cartouches comprenant :
1. préfiltre
au charbon à grande capacité
2. membrane d'osmose inverse
(97 %)
3. résines échangeuses d'ions,
cationiques et anioniques + charbon.
revient à 780 Euros
TTC ( AQUATHIN KT90–Y ).
L'appareil à installer sous l'évier est
un peu plus coûteux. Il s'agit de l'AQUALITE.
Ces appareils assurent la production d'eau
nécessaire à une grande famille durant de nombreuses années.
L'entretien est peu onéreux car les cartouches
filtrantes de bonne qualité sont garanties pendant 1 an. La membrane d'osmose
inverse a en général une vie très longue, sans aucune défaillance (plus de
5 ans).
Le seul obstacle pouvant perturber le fonctionnement
est une pression trop faible de l'eau à l'entrée de l'appareil.
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(1)
Goldberg S.I. et al. J. Am. Col. Cardiol. 16: 155-164 (1990).
(2)
Morris R.D., Audet A.M., Angetillo I.F., Chalmers T.C., Mosteller F. "Chlorination,
chlorination by products, and cancer: a meta analysis"; Amer. Journ.
of Public Health, Vol. 82, n°7 pp. 955-963 (juill. 1992).
(3)
Dartigues J.F., Commenges D. et al., INSERM, U330,Bordeaux, octobre. 1998.
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